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Présentation de la Politique de la
ville en Polynésie

La politique de la ville menée sur l'Agglomération de
Papeete depuis 1994 est le fruit d'un partenariat entre l'Etat, 6
communes dans un premier temps puis 7 dès l'année 2001 et à partir de
2004 du gouvernement de la Polynésie française qui participe au niveau
financier et décisionnel.
Le 3ème contrat de ville 2005 - 2006, signé au 1er juillet 2005, a eu
une durée courte, (18 mois) et a connu la mise en place progressive
d'une équipe agglomération entièrement renouvelée. On est passé d’une
structure métropolitaine pilotée par les services de l’Etat local,
haut-commissariat et Trésorerie Générale à un portage original et adapté
au contexte local piloté pour l’essentiel par les communes. Ainsi a vu
le jour le 25 avril 2005, un syndicat mixte composé des 7 communes de
l’agglomération concernées (Mahina, Arue, Pirae, Papeete, Faa’a,
Punaauia et Paea) et de la collectivité territoriale qu’est la Polynésie
française.
L’Etat, ne pouvant siéger au sein de ce type d’établissement public,
apporte au travers des services du haut-commissariat l’expertise et
l’assistance technique nécessaires. De fait, le comptable public désigné
est le Trésorier Payeur des Iles du Vent, des Australes et des
Archipels.
Les constats et enjeux repérés pour la préparation du troisième contrat
(2005 -2006) restent ainsi d'actualité. Le bilan de ce contrat permet
cependant d'identifier certaines difficultés de mise en œuvre et de
réorienter en conséquence les priorités partagées structurant le nouveau
contrat.
Deux nouvelles communes, Moorea-Maiao et Papara, intègrent cette
démarche à compter de l'année 2007.
Ce nouveau contrat dit « Contrat Urbain de Cohésion Sociale de
l'agglomération de Papeete » (CUCS) est le cadre de mise en oeuvre du
projet de développement social et urbain en faveur des habitants de
quartiers reconnus comme prioritaires pour 3 ans, de 2007 à 2009, qui
pourrait être renouvelé après évaluation.
Il se situe dans la ligne de la Loi d'orientation et de programmation
pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003 -dite loi
Borloo- et des priorités de l'Etat affirmées lors du comité
interministériel des villes du 9 mars 2006.
En décidant le lancement d’une nouvelle génération de « contrats urbains
de cohésion sociale » le CIV (comité interministériel à la ville) du 9
mars 2006 a souhaité fournir un cadre clair, lisible et plus
opérationnel à la Politique de la Ville.
Ce contrat représente, pour les communes de l'agglomération de Papeete,
l'opportunité de franchir une étape supplémentaire de la politique de
solidarité intercommunale et d'égalité des chances.
La politique de la ville en Polynésie française entre dans une nouvelle
période.
Deux nouvelles communes, Papara et Moorea Maiao sont entrées dans le
dispositif. Il est donc composé de 9 communes des Iles du Vent
représentant 158 856 personnes (superficie de 522 km²) sur une
population totale de 194 683 habitants (superficie de 1 177 km²).
Parce que la politique de la ville n'est pas une politique de zonage
mais une politique territoriale, elle doit appréhender ce qui fait que
des quartiers sont prioritaires, autrement dit intégrer les
problématiques et enjeux spécifiques de chaque quartier, de chaque
territoire (concentration de familles élargies, quartiers enclavés,
îlots privés dégradés...). Ainsi, les actions développées seront
clairement distinguées en fonction de la pertinence de l'échelle à
laquelle elles doivent être menées.
Ce contrat s’articule autour de 3 principes :
1. Un cadre contractuel unique pour l’ensemble des interventions en
faveur des quartiers et un souci de cohérence des actions menées à
l’échelle de l’agglomération
2. Des priorités d’intervention autour des cinq champs dans lesquels
sont définis des programmes d’action précis au travers desquels nous
avons défini 2 thèmes transversaux :
l accès à l’emploi et
développement économique
l amélioration du cadre de
vie
l actions éducatives (on ne
peut pas encore parler de réussite éducative)
l citoyenneté et prévention
de la délinquance
l santé
l la parentalité et la
citoyenneté comme thèmes transversaux
3. Un cadre d’intervention géographique
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